Ce qui est réellement documenté
Ressources documentées
ADÉNIS distingue les textes, les doctrines, les traditions, les interprétations, les croyances et les connaissances établies. Elle ne les confond pas.
Chaque fiche indique trois choses distinctes : ce qu'elle est, la nature de la source dont elle vient, et le niveau de certitude de ce qui y est affirmé. Une catégorie encore peu pourvue le dit : elle n'est jamais remplie par des textes fabriqués.
33 fiches correspondent à cette sélection, sur 96 actuellement présentes dans le corpus.
Aidez-moi à écrire ma propre prière
Le Notre Père
Christianismes
Prière que l'évangile de Matthieu place dans la bouche de Jésus, en réponse à une question sur la manière de prier. Une version plus courte figure en Luc 11, 2-4 : les deux formes coexistent dans les manuscrits.
ADÉNIS propose ce texte parce qu'il est la prière la mieux attestée du christianisme et qu'il articule demande, pardon reçu et pardon donné, sans promettre d'issue.
Psaume 23 — « L'Éternel est mon berger »
Judaïsmes et christianismes
Psaume de confiance, lu dans les veillées et les funérailles juives comme chrétiennes. Il ne promet pas l'absence d'épreuve : il dit une présence au milieu d'elle.
ADÉNIS propose ce psaume parce qu'il est employé par deux traditions dans les mêmes moments — veille, maladie, deuil — et qu'il énonce une confiance sans nier l'épreuve.
Psaume 88 — une plainte qui ne se referme pas
Judaïsmes et christianismes
Seul psaume du recueil qui s'achève sans retournement ni consolation. Il atteste que la plainte adressée à Dieu, y compris le reproche, appartient au corpus canonique.
ADÉNIS propose ce texte parce qu'une prière restée sans réponse est documentée dans le canon lui-même, sans être présentée comme un défaut de foi.
Kaddish des endeuillés (Kaddish yatom)
Judaïsmes
Prière de sanctification du Nom, récitée par l'endeuillé pendant l'année de deuil. Elle ne parle ni de la mort ni du défunt : elle est une louange, dite en présence d'un quorum de dix personnes (minyan).
ADÉNIS propose cette fiche parce que la prière la plus associée au deuil juif ne parle pas de la mort : le comprendre évite un contresens fréquent.
Al-Fātiḥa — l'ouverture
Islams
Première sourate du Coran, récitée à chaque unité de la prière rituelle (ṣalāt). Elle est demande de guidance, non demande d'un résultat matériel.
ADÉNIS propose ce texte parce qu'il est la prière la plus récitée de l'islam et parce que son contenu — une demande de guidance — est souvent ignoré de ceux qui le découvrent.
« Innā li-Llāhi wa innā ilayhi rājiʿūn » — formule dite dans l'épreuve
Islams
Formule coranique prononcée lors d'un deuil ou d'un malheur : « Nous appartenons à Dieu et à Lui nous retournons ». Le verset la place dans la bouche de ceux qui endurent.
ADÉNIS propose cette formule parce qu'elle est la parole la plus souvent prononcée dans un deuil musulman, et parce que sa portée exacte est fréquemment étendue au-delà de ce que le texte dit.
Invocation contre le souci et la tristesse (duʿāʾ)
Islams
Invocation rapportée dans les recueils de hadiths, demandant protection contre le souci, la tristesse, l'impuissance et la dette. Elle demande secours, elle ne promet aucun résultat.
ADÉNIS propose cette fiche parce que la distinction entre prière rituelle et invocation libre est décisive pour qui cherche comment prier dans l'islam.
Karaṇīya-mettā-sutta — la bienveillance (mettā)
Bouddhismes
Texte récité quotidiennement dans les monastères theravāda, développant la bienveillance envers tous les êtres. Ce n'est pas une prière adressée à un dieu : c'est une culture de l'intention.
ADÉNIS propose ce texte pour une demande de paix intérieure ou d'apaisement d'une rancune, en disant clairement qu'il n'est pas une prière au sens théiste.
Formulation contemporaine — remercier
Aucune
Formulation simple pour qui souhaite remercier sans emprunter le texte d'une tradition à laquelle il n'appartient pas.
ADÉNIS propose cette formulation parce que le besoin de remercier n'exige pas d'adhérer à une tradition, et parce qu'emprunter un texte sacré sans le savoir est une confusion évitable.
Magnificat — le cantique de Marie
Christianismes
Cantique que l'évangile de Luc met dans la bouche de Marie. Il mêle action de grâce personnelle et renversement des situations : les puissants abaissés, les humbles élevés.
ADÉNIS propose ce cantique parce qu'il documente une prière de gratitude qui ne nie pas l'injustice sociale : la reconnaissance y coexiste avec un renversement attendu.
La prière de Jésus (« Seigneur Jésus-Christ, aie pitié de moi »)
Christianismes
Formule courte répétée avec la respiration : « Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi, pécheur. » Elle sert de prière continue plutôt que de demande ponctuelle.
ADÉNIS propose cette prière parce qu'elle documente une manière de prier lorsque les mots manquent : une phrase brève, répétée, sans exigence de contenu émotionnel.
Psaume 51 — demande de pardon
Judaïsmes et christianismes
Psaume de demande de pardon, employé dans la liturgie juive et dans les liturgies pénitentielles chrétiennes. Il demande une transformation intérieure plutôt qu'une simple remise de peine.
ADÉNIS propose ce psaume parce qu'il documente une demande de pardon formulée sans se justifier, dans deux traditions qui l'emploient encore.
Psaume 130 — « Des profondeurs je crie vers toi »
Judaïsmes et christianismes
Psaume des profondeurs (De profundis), récité dans les deuils juifs et chrétiens. Il tient ensemble l'attente et l'absence de réponse immédiate.
ADÉNIS propose ce texte parce qu'il documente une attente qui dure, sans exiger du lecteur qu'il se sente consolé.
Lamentations 3 — se plaindre et attendre en même temps
Judaïsmes et christianismes
Chapitre central du livre des Lamentations : il accuse, décrit l'accablement, puis énonce une espérance, sans supprimer la plainte qui précède.
ADÉNIS propose ce texte parce qu'il documente une prière où reproche et espérance cohabitent dans la même page, sans que l'un annule l'autre.
Prière pour les malades (Jacques 5, 13-16)
Christianismes
Passage qui organise la prière communautaire pour un malade : appeler les anciens, prier, oindre d'huile. Il est à l'origine de l'onction des malades dans les traditions catholique et orthodoxe.
ADÉNIS propose ce passage parce qu'il documente la prière pour un malade dans son texte fondateur et dans les lectures divergentes qui en découlent.
Sub tuum praesidium — la plus ancienne prière mariale connue
Christianismes
Courte prière de recours à Marie, connue par un fragment de papyrus égyptien. Elle est la plus ancienne prière mariale conservée.
ADÉNIS propose cette prière parce qu'elle est documentée par un manuscrit, et parce qu'elle permet de distinguer ancienneté attestée et doctrine ultérieure.
Prière dite « de la sérénité » — attribution discutée
Christianismes
Demande de discernement entre ce qui peut être changé et ce qui ne peut pas l'être. La paternité de Niebuhr est la plus probable mais reste discutée par les historiens.
ADÉNIS propose cette prière avec son attribution discutée : c'est un cas d'école où un texte très connu n'a pas l'origine qu'on lui prête.
Shema Israël
Judaïsmes
Affirmation centrale de l'unicité divine, récitée matin et soir. Elle est aussi prononcée auprès des mourants et transmise aux enfants.
ADÉNIS propose ce texte parce qu'il documente ce qu'une tradition récite quand elle ne demande rien, et parce qu'il est transmis d'une génération à l'autre.
Modeh ani — la première phrase du matin
Judaïsmes
Brève reconnaissance prononcée au réveil, avant tout rite : elle remercie pour le retour de la conscience.
ADÉNIS propose cette formule parce qu'elle documente une gratitude minimale, praticable un jour où l'on ne se sent capable de rien.
Mi sheberakh — prière juive pour un malade
Judaïsmes
Prière dite à la synagogue, au nom d'une personne malade nommée, demandant guérison du corps et de l'esprit (refuʾat ha-nefesh ve-refuʾat ha-guf).
ADÉNIS propose cette prière parce qu'elle documente comment une tradition prie pour un malade en le nommant, sans annoncer d'issue.
Tsidduk ha-din — la bénédiction dite devant la mort
Judaïsmes
Texte récité lors de funérailles, dont la bénédiction courte reconnaît Dieu comme « juge de vérité » sans expliquer la mort survenue.
ADÉNIS propose ce texte parce qu'il documente un rite du deuil qui ne prétend pas donner un sens à la mort survenue.
Invocation de Yūnus (Coran 21, 87)
Islams
Invocation attribuée par le Coran au prophète Yūnus (Jonas) dans les ténèbres : reconnaissance de l'unicité divine et aveu de sa propre faute.
ADÉNIS propose ce verset parce qu'il documente une invocation formulée dans l'accablement, tout en distinguant le texte coranique des promesses ajoutées par la dévotion.
Āyat al-Kursī (Coran 2, 255)
Islams
Verset énonçant la souveraineté divine, largement récité le soir et dans les moments de crainte.
ADÉNIS propose ce verset parce qu'il est parmi les plus récités dans la peur, et parce qu'il permet de séparer texte, usage et effet.
Istighfār — demander pardon en islam
Islams
Ensemble de formules brèves demandant le pardon divin, dont « astaghfiru-llāh » (je demande pardon à Dieu). Le Coran associe le pardon au retour (tawba), non à un décompte.
ADÉNIS propose cette fiche parce que la culpabilité est l'une des situations les plus fréquentes, et parce que cette tradition n'exige aucun intermédiaire pour demander pardon.
Prise de refuge (tisaraṇa) — ce n'est pas une prière de demande
Bouddhismes
Formule de refuge dans le Bouddha, le Dhamma et le Saṅgha. Elle exprime une orientation d'engagement, non une demande adressée à une divinité.
ADÉNIS propose cette fiche parce que le mot « prière » ne convient pas ici, et que la tradition emploie son propre vocabulaire.
Gāyatrī mantra (Ṛgveda 3, 62, 10)
Hindouismes
Strophe védique adressée à la lumière du soleil (Savitṛ), demandant l'éveil de l'intelligence. Elle est récitée quotidiennement dans plusieurs courants.
ADÉNIS propose ce mantra parce qu'il est l'une des récitations les mieux attestées de la tradition védique, avec son histoire d'accès restreint puis élargi.
Mahāmṛtyuñjaya mantra (Ṛgveda 7, 59, 12)
Hindouismes
Strophe adressée à Tryambaka (identifié à Rudra puis Śiva), demandant délivrance et non-séparation. Elle est très employée dans la maladie et auprès des mourants.
ADÉNIS propose ce mantra parce qu'il est central dans la maladie et le deuil dans plusieurs courants, et parce que sa réception thérapeutique moderne se distingue du texte.
Mūl Mantar — ouverture du Gurū Granth Sāhib
Sikhisme
Formule d'ouverture de l'écriture sikhe, énonçant l'unicité, la vérité, l'absence de peur et l'intemporalité de l'Un.
ADÉNIS propose ce texte parce que le sikhisme fait partie des traditions encore peu représentées dans le corpus, et parce que cette ouverture est sa formulation la plus citée.
Namokār mantra (Ṇamōkāra) — récitation jaïne
Jaïnisme
Salutation aux êtres accomplis — arhat, libérés, maîtres, enseignants, moines — sans nommer aucune divinité créatrice ni demander quoi que ce soit.
ADÉNIS propose cette récitation parce qu'elle documente une pratique dévotionnelle sans destinataire qui exauce : un cas qui empêche de généraliser le mot « prière ».
Prières bahá'íes : ce que le corpus autorise à en dire
Bahaïsme
Le bahaïsme dispose de prières écrites obligatoires et surérogatoires, dont des prières pour les malades et pour les défunts. Les traductions autorisées sont publiées par ses institutions.
ADÉNIS propose cette notice parce qu'une tradition peut être documentée honnêtement par sa référence, lorsque reproduire son texte ne serait ni licite ni fidèle.
Traditions chinoises : invocation, offrande et rite plutôt que prière
Traditions chinoises
Dans les traditions chinoises, l'adresse au monde invisible passe surtout par le rite, l'offrande et la requête écrite, plutôt que par une prière personnelle continue au sens abrahamique.
ADÉNIS propose cette notice pour éviter de plaquer le mot « prière » sur des pratiques que ces traditions organisent autrement.
Formulation contemporaine — après une mort
Aucune : formulation contemporaine
Formulation contemporaine proposée par ADÉNIS — non issue d'un texte sacré ni d'une tradition particulière. Elle sert seulement de point de départ à réécrire.
ADÉNIS propose cette formulation parce que certains lecteurs veulent prier sans reprendre un texte ancien ; elle est présentée comme contemporaine, jamais comme héritée.
Formulation contemporaine — avant une décision difficile
Aucune : formulation contemporaine
Formulation contemporaine proposée par ADÉNIS — non issue d'un texte sacré ni d'une tradition particulière.
ADÉNIS propose cette formulation parce que la demande de signe est fréquente et parce qu'elle permet de formuler un choix sans attendre de confirmation surnaturelle.
État réel des familles
Ce qui est documenté, ce qui ne l'est pas encore
Prier et se recueillir
DocumentéPrières traditionnelles, neuvaines documentées, textes sacrés, méditations et pratiques de recueillement.
Prières traditionnelles documentéesNeuvaines documentéesTextes sacrés et spirituels contextualisésMéditations et pratiques de recueillement
Les prières et neuvaines présentées ici le sont avec leur texte lorsqu'il est libre de droits, leur origine, leur statut et leurs variantes. Les traditions d'Asie de l'Est, les traditions africaines et les liturgies orientales restent peu représentées : elles seront documentées par leurs propres éditions, jamais par analogie avec une autre tradition.
Comprendre une foi ou une tradition
DocumentéTextes, enseignements doctrinaux, rites, pratiques religieuses et différences entre courants.
Enseignements doctrinauxPratiques religieuses et ritesTextes sacrés et spirituels contextualisés
Explorer les spiritualités
DocumentéChakras, magnétisme, traditions énergétiques, anges, archanges et autres conceptions spirituelles — en distinguant leurs origines et leur statut.
ChakrasMagnétisme et traditions énergétiquesAnges, archanges et conceptions spirituelles
Ces sujets sont documentés en séparant strictement traditions historiques, réceptions occidentales modernes et affirmations thérapeutiques : ADÉNIS rapporte ce que les sources disent et l'état des connaissances, sans valider une efficacité non démontrée. Plusieurs pratiques populaires régionales restent insuffisamment documentées et ne sont pas présentées.
Explorer les grandes questions
DocumentéDieu, la souffrance, la mort, le pardon, la conscience, le sens de la vie et les autres questions qui traversent l'humanité.
Enseignements doctrinauxPhilosophies et approches non religieuses
Réfléchir sans religion
DocumentéPhilosophies, humanisme, approches athées et agnostiques. Vous n'avez pas besoin d'être croyant pour utiliser ADÉNIS.
Distinguer ce que l'on croit de ce que l'on sait
DocumentéLorsque c'est pertinent, ADÉNIS confronte les affirmations religieuses ou spirituelles à l'histoire, à l'archéologie et aux connaissances scientifiques disponibles.